« Si tu ne relativises pas les choses, tu vas te laisser dévorer. Tu prends encore les choses trop à cur parce que tu es encore pure. »
A travers cette phrase, j'ai redécouvert toutes mes illusions d'enfant, toutes mes naïves croyances sur la vie auxquelles j'étais si attachée. Pardonnez ma larme qui, solitaire, trace un sillon de depit sur ma joue. Que puis-je à ma naïveté, dois-je pour vivre dans ce monde, parmi eux, la pervertir pour ne plus m'en trouver la victime ? On se cherche tous et, lorsque l'on se trouve, on se rend compte de la vasteté du monde, de la pauvresse de nos jugements, et de la faiblesse de notre âme. Mes émois m'entraînent à ma perte, ils me brûlent le coeur. Et je les chéri. Je les chéri d'autant plus qu'ils sont douloureux, car il m'accrochent à cette enfance que je croyais n'avoir jamais eu, à ce besoin d'innocence, cette simplicité que les loups du vaste monde ont commencé à dévorer. A dix-huit ans, on se croit éternel et vaillant, dans notre corps en éveil et notre territoire maîtrisé, jusqu'à ce qu'il s'étrique.
« Papa, Maman, je ne supporte plus votre protection. Non pas que je ne vous aime plus, mais je ne puis plus tolérer votre autorité. J'ai grandis, le voyez vous ? Sentez-vous que je suis mature ? Non, définitivement non. Pourquoi vous accrochez vous tant donc à votre rôle de dictateur, de protecteur ? »
On gratte l'enveloppe. Petit à petit, on arrache la chrysalide. C'est une seconde naissance. Et comme toutes les naissances en ce monde, elle est brutale. Le choc tire les larmes. L'adulte n'est pas cette belle chose forte de laquelle on avait si ardemment désiré atteindre la Grandeur durant notre chère enfance. Comme le louveteau sortant de son terrier pour la première fois et qui se retrouve face au chien de meute, on veut revenir sur ses pas, annuler les précédentes actions, qui nous ont fait nous retrouver face à la terrifiante réalité. Mais nulle action ne s'annule, il n'y aucun retour en arrière possible. La mort est partout. Où sont ces valeurs que Maman s'était efforcée de nous inculquer ? Pourquoi ici, personne ne semble se soucier de ces beaux atours de morale dont se parent les Grands ? Entre les pattes et les crocs du canidé meurtrier et la tanière chaude de Maman, le cur ne balance plus.
Je veux retourner dans ma chrysalide ! Elle était si chaude, si accueillante, pourquoi a-t-il fallut qu'elle me rende si amère ? Oh, j'aimerais pouvoir prononcer cette phrase, mais je ne le puis sans eprouver le sentiment de mentir. Je me sentirai coupable de dire que j'ai aimé mon enfance, car se serait renier tous ces délicieux maux qui m'ont façonné. J'ai reçu nombre de coups ; de poings comme de flèches. De face... comme de dos. Puis j'ai porté avec cette sombre fierté, cette prétention solennelle, mes cicatrices et mon sang à peine séché, persuadée que même l'organe battant entre mes seins devait comporter plus de bris de pointes que de chair. J'étais bête. Je le suis sûrement toujours, mais l'impitoyable genre humain m'a apprit l'humilité. Je sais à présent, que de toute mon adolescence les souffrances n'étaient qu'un avant-propos. La réelle brutalité du cycle mortel ne fait que commencer. Chapitre un. Qui a osé offrir la douceur en métaphore à la vie ?...
J'espère, au moins, pouvoir toujours compter sur ma plume et la prise de cliché : mes envies, mes hobbies, cette partie de moi qui, disparues, signerait la mort de l'émotivité qui m'est si chère. J'avoue, je crains de perdre le peu que j'ai.










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~*Knight of Void*~
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Level Me Up!
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HETALIA
Making world peace possible.
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Just a little look... [link]
J'aime beaucoup le style de tes dessins, ils changent vraiment de ce que l'on peut retrouver à l'ordinaire sur le thème HP. Je te souhaite une très bonne continuation, en attendant je garde un oeil sur ta galerie
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ユケ
Et bienvenu sur DeviantArt !
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